Bref historique

De 1880 à 2009

La traversée du Vieux Port était très utile à une époque où les activités économiques marseillaises se situaient encore, pour beaucoup, « intra-muros ». D’anciennes barques de pêcheur, reconverties en navettes de transport de passagers assuraient depuis longtemps cette traversée. Alors que de grands voiliers commerciaux occupaient encore le Vieux Port, de véritables navires de transport collectifs furent conçus pour augmenter ce trafic. Ainsi naissaient, en 1880, les « Mouche IV » et « Mouche VII ».

Le Ferry-Boat, bien connu pour son côté pratique par les Marseillais, sera immortalisé par Marcel Pagnol, dans son film Marius, où le « Féri-Bôate », (accent de circonstance), est barré par Félix Escartefigue, qui y défend avec verve son statut de marin ! A juste titre d’ailleurs puisque ce passeur répond aux critères qui définissent un Ferry Boat, bien que la distance qu’il parcourt soit l’une des plus faibles au monde. Pour ces raisons et bien d’autres encore, ce navire bateau reste cher au cœur des Marseillais, et fait même partie du patrimoine de la ville, au même titre que la « Bonne mère », ou le stade vélodrome.

Plus tard, c’est François Paoleschi, un ancien marin au long cours et propriétaire de ces passeurs, qui commandera aux chantiers navals de la Seyne-sur-Mer le fameux « César ».

Il sera livré à Marseille en 1952, équipé d’un moteur diesel Baudoin DB3 de 45 ch.

Pendant plusieurs années, les trois navires se croisent dans le Vieux Port (Entre la Place aux Huiles et la mairie, la Criée et la Place de Lenche, le Lacydon et le fort Saint Jean).
A la mort de François Paoleschi, sa fille Claire et son mari Roger Ischyrion reprennent l’exploitation des lignes, mais les Mouches arrivent en fin de vie, et tous deux sont mis en réserve.

Le César doit alors affronter la concurrence du tramway. Le nombre de passagers qu’il transporte diminue inexorablement, et les époux Ischyrion doivent se résoudre à abandonner cette activité.

Philippe San Marco, un proche du maire de l’époque Gaston Deferre, réussit alors à convaincre la municipalité de conserver cet élément du patrimoine maritime provençal en reprenant l’exploitation de la ligne, empêchant que les bateaux soient coulés. En 1984, les clefs des trois bateaux sont remises à la ville Marseille dans le cadre d’une cession à titre gratuit. « Un cadeau empoisonné » dira Gaston Deferre au moment de signer l’acte qui sauve le César.

Il sera finalement retiré du service en 2009, en bout de course, en panne un jour sur deux…

Mais pour des raisons similaires, la réfection du navire a été votée par la municipalité. Pour un coût de 500 000 euros (presque le coût du nouveau Ferry Boat…), le César pourra de nouveau occuper une place dans le Vieux port. Cependant, sa conception obsolète ne lui permettra pas d’être homologué pour le même usage, et s’il navigue de nouveau, il ne pourra transporter plus de 12 passagers à la fois.

2003 : Lancement de l’appel d’offre pour un nouveau Ferry Boat moderne, de gabarit identique

Février 2010 : Inauguration du nouveau Ferry Boat électro-solaire

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